Un peu d'Histoire




Le Haut Vernet, à cheval sur un col entre pays Dignois et pays Seynard (effectivement on dit seynard et non pas seynois), à la frontière entre Provence et Dauphiné a été tantôt tourné vers le Nord et l'Ubaye, tantôt vers le Sud et la Provence.


- Le Passé -
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Tout d'abord un peu d'étymologie sur le nom du village :
Contrairement à ce que pense l'Abbé Feraud (voir plus bas) le mot Vernet ne viendrait pas de vert-noir
du fait de la couleur de ses forêts mais de la francisation d'un terme Provençal
signifiant bois d'aulnes : vèrnhe (Nm), vèrna (Nf), cette essence d'arbre étant très présente sur la commune.


Le Haut-Vernet au début du siècle
- Au Moyen Age -
Le Vernet est cité dans l'enquête de 1252 ordonnée par Charles 1er comme faisant partie du Baillage de Seyne.
Il se dote d'un Consulat (conseil administrant le village et ayant droit de basse justice) vers la 1ere moitié du XIIIeme siècle.
En 1267 le Comte de Provence cède le village à l'Abbaye de Saint Victor à Marseille qui en reste propriétaire jusqu'à la Révolution.
En ce qui concerne la population, en 1315 le Vernet compte 60 feux (terme de l'époque signifiant foyers ou familles).
- A la Révolution -
Le Vernet devient alors Chef Lieu du Quinzième Canton du District de Digne,
les Basses Alpes étant, alors, divisées en cinq districts.

- Découpage du département des Basses Alpes en districts et cantons (1790) -
- Au 19eme siècle -

D'après : Histoire, géographie et statistique du département des Basses Alpes
Abbé J.J.M. Féraud
1861 Vial Editeur
"Le Vernet est placé sur la route départementale N° 5, à 11 Km sud-sud-est de Seyne, et à 30 nord-est de Digne. Sa position, dans un petit bassin au pied d'une montagne, y rend le climat très froid en hiver. Cette commune se compose du village, dit le Bas-Vernet, du Haut-Vernet, et de douze maisons de campagne. Population totale 276 âmes.
Cette commune forme deux paroisses dites : le Haut-Vernet et le Bas-Vernet. L'église de la première est sous le titre de Sainte Marthe.
Il y a un bureau de bienfaisance et deux écoles primaires.
Le territoire du Vernet est arrosé par la Besse. On y trouve beaucoup de prairies bordées de hêtres,
de frênes et autres arbres. La verdure de ces prairies rendue terne par l'ombrage de ces arbres, a donné le nom de Vernet que porte cette commune, c'est à dire, vert-noir.
Le Vernet a donné le jour à l'un des praticiens les plus distingués qui aient paru en France depuis le renouvellement de l'Ecole de Médecine, le docteur Bayle Gaspard-Laurent. Il naquît le 18 août 1774, et fut successivement médecin de la Charité de Paris, et médecin de la maison de l'empereur Napoléon 1er. Une mort prématurée mit fin à sa carrière le 11 mai 1816. Il fut célèbre par sa science médicale, par ses écrits, par son dévouement à la religion et par sa charité envers les pauvres."
Ce village fut, longtemps, le sommet du col du Labouret avant que la route ne passe le long du Bès et n'en fasse un cul de sac.
Il y était établi un relais de diligences ainsi qu'une auberge bien accueillante pour ceux qui venaient de pousser la diligence en question pendant toute la montée du col (seuls les ecclésiastiques et les femmes ne descendaient pas pousser !)
Le versant ouest du Labouret fut aussi le théâtre d'une formidable expérience de reboisement sous la conduite de Prosper Demontzey. Le torrent du Labouret détruisait régulièrement la route nationale (dite Nationale 100 de Montpellier à Coni) du fait de l'instabilité du terrain. L'implantation d'aulnes, frênes, érables et surtout pins noirs d'Autriche et mélèzes entre 1862 et 1880 permit enfin d'avoir un passage sûr.
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